Diffusé gratuitement depuis 2002, le quotidien d’information en français 20 Minutes touche chaque mois 21,7 millions de personnes, dont les 3/4 depuis un support numérique (site web, mobile, tablette). Le site 20minutes.fr fait partie des 5 sites d’information les plus visités en France en 2017.

« Face à la crise structurelle que traverse la presse, chaque acteur du secteur essaie de trouver des solutions pour pérenniser et développer son activité. Une stratégie qui passe impérativement par le numérique. Dans cette optique, nous avons besoin de tester facilement et rapidement de nouveaux services, d’innover sur les formats pour nous adapter aux usages de nos audiences, mais aussi d’optimiser les coûts de notre infrastructure selon son utilisation. Nous avons trouvé tout cela avec le cloud AWS, vers lequel nous avons commencé notre migration complète en avril 2017. »

  • Disposer d’un service facilitant les tests et l’innovation
  • Optimiser les coûts selon l’utilisation de l’infrastructure
  • Toucher des utilisateurs partout dans le monde

« Chez 20 Minutes, nous aimons tester et innover en permanence. Or, avec notre ancien hébergeur, nous étions contraints par un cadre de travail un peu à l'ancienne, malgré des personnes dédiées qui géraient les projets : le protocole manquait de souplesse et de réactivité. Nous devions par exemple ajouter des moyens financiers avant de pouvoir disposer des machines virtuelles supplémentaires dont nous avions besoin pour nos tests, raconte Aurélien Capdecomme. Désormais, avec AWS, nous pouvons aujourd’hui monter nous-même nos instances et tester de nouveaux services dès que nous le souhaitons. Nous avons beaucoup plus de souplesse pour innover, beaucoup plus rapidement. »

20 Minutes a par exemple lancé en septembre dernier une nouvelle version de 20bot, son bot éditorial sur Messenger, qui permet d’informer les utilisateurs via le service de discussion instantanée de Facebook. Les améliorations à effectuer ont été choisies en quelques minutes, après avoir déployé notre code dans Lambda. « Moins d’une heure après, une version du bot était accessible aux collaborateurs de 20 Minutes pour qu’ils la testent, rappelle Aurélien Capdecomme. 3 ou 4 jours auraient été nécessaires chez notre ancien hébergeur. Le gain de temps est énorme ! Aujourd’hui, plutôt que de mettre de côté des idées à tester, nous pouvons essayer rapidement et à moindre coût. Nous avons plus de bande passante pour les absorber et nous gagnons en souplesse. »

À l’occasion des élections présidentielles de 2017, 20 Minutes a ainsi développé sa première innovation : une « skill » (service associé à une commande vocale) pour Alexa, l’assistant vocal disponible sur Amazon Echo. Développé en moins de 3 jours et pour 15 $/mois, elle a permis aux expatriés francophones aux États-Unis et en Grande-Bretagne de suivre les résultats. « Nous avions deux contraintes : 20 Minutes est un média en français alors qu’Alexa n’existe qu’en anglais et nous ne sommes pas un média audio. Nous avons donc utilisé Amazon Polly qui convertit nos contenus en fichiers audio ensuite envoyés à Alexa. Les lecteurs expatriés entendent les textes en français, lus par une voix sans accent », complète Aurélien Capdecomme. Plus de 300 fichiers audios sont générés chaque jour et stockés sur Amazon S3. Après 7 jours, ils sont détruits car plus d’actualité.

Le service a depuis été déployé en Allemagne, en Inde, en Australie, au Canada et au Japon. Les utilisateurs peuvent désormais écouter les 3 informations les plus importantes de la journée. « Chaque mois, nous touchons entre 10 000 et 20 000 personnes, des expatriés qui gardent un contact avec l‘actualité française, avec une innovation qui présente un effet waouh et fait parler de nous », se réjouit Aurélien Capdecomme. 20 Minutes a en effet été le premier média français disponible sur Amazon Echo.

« Si la tendance est au mobile et aux assistants vocaux, on ne sait pas comment les gens consommeront l’information demain. Avoir une plateforme souple, qui propose beaucoup de services nous aidera à aller beaucoup plus vite sur les nouveaux modes de communication qu’une infrastructure très statique », estime Aurélien Capdecomme.

Au-delà de l’aspect lié à l’innovation, 20 Minutes a donc choisi le cloud AWS pour sa grande souplesse, la disponibilité des services et le fait de disposer d’une infrastructure qui s’adapte à leurs besoins pour supporter les pics de trafic. « 30 000 personnes accèdent en simultané au site web lors d’une journée classique, indique Aurélien Capdecomme. Lors des attentats du Bataclan par exemple, nous avons connu des pics de 350 000 à 400 000 personnes. Même si nous n’avons pas rencontré de gros problèmes avec notre cloud privé car nous étions préparés à ces cas de figure, cela nous a demandé un investissement important, pour un usage très ponctuel. Aujourd’hui, notre infrastructure s’adapte et nous ne payons pas de ressources que nous n’utilisons pas, ce qui nous permet d’optimiser nos coûts. »

20 Minutes profite de cette migration pour redévelopper son API en « serverless » en utilisant AWS Lambda qui permet de ne plus se préoccuper de la gestion des infrastructures.

L’API est développée sur un nouveau standard. « Nous avons été l’un des premiers à passer d’une API REST à une API GraphQL, un pari qui n’aurait pas été possible sans le cloud public car nous aurions probablement choisi la simplicité en restant sur des technologies déjà installées sur nos serveurs ». Ce nouveau standard correspond au mode de fonctionnement actuel de 20 Minutes, qui tend vers le journalisme participatif. « Nous étions un broadcaster, qui écrit du contenu et le fournit aux lecteurs. Aujourd’hui, nous voulons engager le lecteur en faisant en sorte que l’information aille dans les deux sens, ce que permet GraphQL », complète Aurélien Capdecomme.

Le CTO a également relevé de grandes différences en termes de souplesse et de rapidité de développement et de déploiement. « Nous pouvons déployer quasiment en continu aujourd’hui, alors qu’avant nous devions itérer sur une semaine puis déployer en fin de semaine. » Il note que coût par rapport à un hébergeur traditionnel est divisé par 10.

Enfin, il observe aussi qu’utiliser le cloud est une opportunité pour attirer et garder les talents au sein de l’entreprise. « Nous avons fait un petit bond technologique et cela contribue à attirer plus de talents et à fidéliser nos développeurs, note Aurélien Capdecomme. Ils testent de nouvelles technologies et sortent de leurs rôles de codeurs basiques. Plutôt que d’uniquement écrire du code, ils doivent aujourd’hui le rendre performant. La mentalité dans l’équipe a évolué, elle a plus de vision sur le business ! »

20 Minutes utilise d’autres services managés, comme Amazon ElastiCache, Amazon ElasticSearch ou Amazon RDS qui facilitent considérablement le travail des équipes par la simplicité qu’ils apportent. « Nous n’avons plus à gérer les back-up, les multi-AZ… Le gain de temps est énorme, même si nous avons dû coder l’infrastructure dans AWS CloudFormation. Sur une infrastructure classique, plus d’un mois aurait été nécessaire contre une semaine avec les services d’AWS », juge Aurélien Capdecomme.

Avec ses 300 To de média, dont des images, les 12 éditions PDF quotidiennes du journal, le stockage est également une problématique critique. 20 Minutes utilise Amazon S3, pour un coût presque infime.

La maturité d’AWS a su séduire 20 Minutes : « nous sommes beaucoup plus sereins sur la viabilité du service qu’avec notre cloud privé. Le panel de services proposés est énorme, notamment pour les services managés. Sans compter que nous avons eu un accompagnement 100 fois supérieur à ce que l’on a pu avoir ailleurs. Notre account manager est très présent et notre solution architect nous accompagne lorsque nous avons des questions. »

« À l’avenir, nous allons beaucoup avancer sur l’intelligence artificielle et le machine learning pour aider nos journalistes à gagner en efficacité et supprimer les tâches qui leur font perdre du temps. Nous comptons sur AWS pour nous aider, par exemple avec des services sur étagère comme Amazon SageMaker, et surtout, avec des outils d’analyse et de détection d’intention qui comprennent le français », conclut Aurélien Capdecomme.